Actions du PNNS


 

 

 

Les États-Unis ont été les premiers à mettre en place une collecte de données épidémiologiques sur l'évolution du surpoids, et ce dès 1986.

 

Ces études montrent une augmentation exponentielle du fléau.

 

C'est en 1998 que l'Organisation Mondiale de la Santé déclare l'obésité comme étant une maladie.

 

À cette date, le taux d'obésité aux États-Unis était de 20% en moyenne, atteignant 25% dans certains états de l'Est. Aujourd'hui, on est face à un constat alarmant : un Américain sur trois est obèse.

 

 

 

En France, sous l'initiative du laboratoire Roche, est entamé un vaste programme d'étude épidémiologique en 1997, appellé OBEPI.

Cette étude est renouvellée tous les trois ans selon les mêmes conditions _mêmes éléments d'étude sur un même panel_.

 

La cinquième étude OBEPI, réalisée en 2009, montre que près d'un Français sur deux est déjà atteint : 31,9% de la population est surpoids et 14,5% en situation d'obésité.

 

Il existe cependant des disparités selon les régions : Picardie, Alsace et Lorraine sont les plus touchées (aux environs de 18% d'obésité) le PACA, le Rhône Alpes et la Bretagne étant les moins touchées (aux environs de 12%).

 

 

 

2001, le premier Programme National Nutrition Santé est né.

 

Trois ans après l'alerte de l'OMS, le gouvernement français se dote d'un outil pour "améliorer l'état de santé de l'ensemble de la population en agissant sur l'un de ses déterminants majeurs qu'est la nutrition".

 

 

 

Le PNNS se concentre principalement sur le ralentissement de l'évolution de l'obésité.

 

 

 

Il se fixe également d'autres objectifs: corriger des troubles nutritionnels spécifiques dont souffrent la population tels l'amélioration des conditions alimentaires des plus défavorisés, la correction des carences en folates chez les femmes en âge de procréer, la protection des sujets qui suivent des régimes restricitfs...

 

Le premier plan quiquénal du PNNS a établi un socle de repères nutritionnels reconnus, mais plus ou moins bien connus des français.

 

Le PNNS 2, deuxième plan débuté en 2006, a renforcé la prise de conscience des responsables de l'agroalimentaire et surtout celle des collectivités locales.

 

Les premiers résultats semblent encourageants : la prévention par l'éducation porte ses fruits. L'obésité se ralentit chez les enfants, une des populations la plus exposée. Malheureusement, et on s'y attendait, la population adulte a été moins réceptive. Les mauvaises habitudes sont difficiles à changer.

 

C'est ce que nous révèle le Dr Marie-Line Charles, épidémiologiste à l'Inserm et membre du Comité Scientifique d'OBEPI 2009 :

 

" Il faut se garder de voir dans la poursuite de l'augmentation de la prévalence de l'obésité _la prévalence est le nombre de cas enregistrés dans une population englobant aussi bien les nouveaux cas que les anciens_ un échec des politiques de santé publique  visant à la limiter. Il faut bien comprendre qu'arrivent aux âges qui contribuent le plus au nombre d'obèses dans notre population adulte, les générations qui ont vécu depuis leur petite enfance dans une situation d'abondance, de disponibilté alimentaire et de sédentarité croissante. Depuis l'enfance, l'indice de masse corporelle moyen de ces générations et le pourcentage d'individu en surpoids est supérieur à celui de leurs aînés. Il est donc quasi impossible de voir se tarir rapidement l'augmentation du nombre d'obèses adultes dans notre pays sauf situation de crise grave et non souhaitable."

 

Article écrit par le Dr Gilles Demarque

 

 

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