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Recherche d’un amaigrissement par une activité physique

Pour que le déficit en calories soit important, il faut que la dépense énergétique soit suffisante. Celle-ci dépend essentiellement du type d’exercice, de sa puissance, de sa durée et du nombre de séances.

 

Le déficit énergétique créé par un exercice physique peut se faire aux dépens des différents stocks de l’organisme : Les glucides, les réserves lipidiques, voire la masse musculaire. Suivant le mode alimentaire l’un ou l’autre de ces stocks sera mobilisé en priorité.

 

Physiologiquement, dans des conditions alimentaires adaptées, les glucides seront les premiers à être utilisés surtout si l’exercice est intense. Les lipides le seront plus tardivement si la puissance de l’exercice est moyenne. La masse musculaire sera mobilisée si vous avez faim en faisant du sport.

 

De même la durée de l’exercice est capitale car la participation des lipides au métabolisme énergétique est retardée par l’inertie des facteurs hormonaux. Ce sont ceux-ci qui sont responsables de la mobilisation de la masse musculaire au détriment de la masse grasse.

 

De manière générale, les exercices seront choisis d’intensité moyenne et dureront au moins 45 à 60 minutes.

 

Les sports d’endurance sont donc des activités de prédilection pour le sujet qui recherche un amaigrissement.

 

Les résultats d’un programme d’entraînement sur le poids corporel peuvent être médiocres si la balance est le seul juge des progrès réalisés.

 

En effet, la diminution du tissu adipeux provoquée par l’entraînement est souvent en partie masquée par un développement de la masse maigre, en particulier musculaire d’où l’intérêt de la mesure de la masse grasse et de la masse maigre par impédancemètrie.

 

La pratique des exercices physiques comme méthode d’amaigrissement est souvent jugée décevante. Après l’exercice, la baisse de poids est satisfaisante (1kg et plus) surtout si l’on utilise des combinaisons de sudation mais, malheureusement, cette perte de poids est de courte durée. Le lendemain matin, le poids est presque revenu à sa valeur habituelle malgré une alimentation peu abondante, en effet la majorité de poids perdu est représenté par des pertes d’eau principalement sudorales.


> Exercice physique en prévention d'une surcharge pondérale

 

En effet, l’excès pondéral débute souvent avec une réduction d’activité lors d’un changement de profession, de moyen de déplacement ou à l’arrêt d’un sport.

 

Des programmes d’entraînement comprenant 2 à 5 séances de 30 à 60 minutes par semaine se sont montrées suffisantes pour éviter une surcharge pondérale et maintenir un poids stable.

 

> Exercice physique comme thérapeutique d'une surcharge pondérale

 

Il faut distinguer :

  • La surcharge pondérale (IMC < 30)

    En cas de surcharge pondérale peu importante la cure d’exercice est efficace pour perdre l’excès de poids. En théorie, l’activité physique peut être utilisée seule à condition que la quantité d’entraînement soit suffisante et que le programme soit prolongé sur de nombreux mois dans le cadre d’une alimentation régulière.

    Chez les sujets hyperphagiques, le risque est que l’exercice soit le prétexte à des excès : je compenserai par plus d’exercice….demain. En fait, tout écart est rarement compensé par une dose suffisante d’activité physique : il faut plus de 6 heures de marche pour perdre les 1500 Kcal d’un repas copieux.


  • L’obésité vraie (IMC > 30)

    Le problème du sujet obèse est plus difficile. Les traitements de l’obésité par l’exercice physique sont rarement encourageants.

    L’importante surcharge pondérale dépasse les possibilités de l’exercice utilisé comme seule thérapeutique. En effet ceci représenterait une activité physique considérable chez des sujets qui ont souvent perdu le goût de l’exercice, qui sont très économes dans leurs gestes, dans leurs activités ludiques et qui sont peu aptes aux activités sportives du fait de la contrainte du système cardiovasculaire, thermorégulateur et articulaires que cela représente.

    L’activité physique, dans ce cas, n’est qu’un apport supplémentaire dans un arsenal thérapeutique dominé par le régime et la psychothérapie.

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