Anorexie : définition et description


 

 

L'anorexie 
L'anorexie se caractérise par une diminution de l’appétit, voire par une perte totale d'appétit avec comme résultat une chute de poids qui peut être tellement importante qu'elle devient dangereuse pour la vie de la personne.
L'anorexie touche 1 à 2 % des femmes et elle touche les filles plutôt que les garçons dans 9 cas sur 10. L'anorexie mentale de la jeune fille est la forme la plus typique et la plus fréquente. Elle survient lors de l'adolescence entre 13 et 18 ans. On constate également des cas d'anorexie pré-pubère vers 9-11 ans, post-pubère vers 18 - 20 ans, voire tardive à 40 ans.
> Types d'anorexie 
Il y a deux types d'anorexie :
 
L'anorexie restrictive
La personne s'interdit la plupart des aliments qu'elle considère comme étant trop caloriques. Elle s'impose un régime particulièrement strict, elle saute les repas ou elle jeûne.
L'anorexie - boulimie (dans 50 à 60% des cas)
Après quelques temps, les restrictions draconiennes débouchent sur une fringale irrésistible qui pousse la personne à ingurgiter des quantités incroyables de nourriture. Ensuite, elle se fera vomir ou utilisera des laxatifs, diurétiques ou lavements.
Au début, loin d'avoir perdu l'appétit, la personne anorexique lutte d'une manière très active contre la sensation de faim dans le but de ne pas prendre de poids. Après une certaine période de restrictions alimentaires, le corps s'adapte à cet état de famine et la sensation de faim s'apaise. Par la suite, les mécanismes biologiques de la faim et/ou de la satiété sont totalement déréglés.
> Signes cliniques de l'anorexie 
L’anorexie mentale se reconnaît à trois signes essentiels :
 
Une restriction alimentaire allant de l’élimination plus ou moins qualitative de certains aliments au refus quasi-total de s’alimenter. Les repas deviennent l’occasion de conflits et de tensions. La personne anorexique est décrite comme tyrannique, imposant ses volontés et elle décrit son entourage comme ne la laissant pas tranquille, l'épiant et ne pensant qu'à la faire manger.
Un amaigrissement sans raisons médicales connues, insidieux au début qui se révèle brutalement quand l’anorexie mentale proprement dite s’installe. Cet amaigrissement peut atteindre 20 % à 30 % et, dans les cas extrêmes, jusqu’à 50 % du poids souhaitable
Chez les femmes, une aménorrhée, c'est-à-dire l’absence d'au moins trois cycles menstruels consécutifs
> Origine de l'anorexie 
L'anorexie traduit une souffrance psychologique qui peut résulter d’un manque de confiance en soi et d’autonomie. Lorsque l’on ressent une carence affective, l’anorexie permet de se faire remarquer.
 
On distingue :
 
L'anorexie profonde qui est la résultante d'un dysfonctionnement familial et/ou personnel ancien.
L'anorexie réactionnelle qui apparaît liée à un événement traumatique relativement ponctuel : échec scolaire, divorce des parents, décès, viol...
 
Cette différenciation à partir du vécu psychologique de la personne semble également pouvoir être un indice de pronostic favorable dans le cas de l'anorexie réactionnelle ou plus incertain dans le cas de l'anorexie profonde, indépendamment du degré de gravité physique du trouble.
 
L'intervention thérapeutique se révèle plus ou moins importante en fonction du type d'anorexie.
 
Tout commence habituellement par un désir de suivre un régime quelquefois apparemment justifié du fait d’un léger surpoids, mais les futures personnes anorexiques ne s'arrêtent pas au bout de quelques semaines lorsqu’elles ont perdu les kilos superflus.
 
L’anorexie, par sa nature autodestructrice, permettrait à la personne de prouver le contrôle qu’elle a de son corps. Cette pathologie peut, de plus, masquer un manque de confiance en soi ou une tendance à la dévalorisation. Les pressions culturelles et sociales sont aussi souvent montrées du doigt, et notamment les magazines féminins qui imposent la minceur comme un idéal de beauté.
 

 

L'anorexie se caractérise par une diminution de l’appétit, voire par une perte totale d'appétit avec comme résultat une chute de poids qui peut être tellement importante qu'elle devient dangereuse pour la vie de la personne.

 

L'anorexie touche 1 à 2 % des femmes et elle touche les filles plutôt que les garçons dans 9 cas sur 10. L'anorexie mentale de la jeune fille est la forme la plus typique et la plus fréquente. Elle survient lors de l'adolescence entre 13 et 18 ans. On constate également des cas d'anorexie pré-pubère vers 9-11 ans, post-pubère vers 18 - 20 ans, voire tardive à 40 ans.

 

 

Types d'anorexie 

 

Il y a deux types d'anorexie :

 

L'anorexie restrictive

 

La personne s'interdit la plupart des aliments qu'elle considère comme étant trop caloriques. Elle s'impose un régime particulièrement strict, elle saute les repas ou elle jeûne.

 

 

L'anorexie - boulimie (dans 50 à 60% des cas)

 

Après quelques temps, les restrictions draconiennes débouchent sur une fringale irrésistible qui pousse la personne à ingurgiter des quantités incroyables de nourriture. Ensuite, elle se fera vomir ou utilisera des laxatifs, diurétiques ou lavements.

Au début, loin d'avoir perdu l'appétit, la personne anorexique lutte d'une manière très active contre la sensation de faim dans le but de ne pas prendre de poids. Après une certaine période de restrictions alimentaires, le corps s'adapte à cet état de famine et la sensation de faim s'apaise. Par la suite, les mécanismes biologiques de la faim et/ou de la satiété sont totalement déréglés.

 

 

Signes cliniques de l'anorexie 

 

L’anorexie mentale se reconnaît à trois signes essentiels :

 

Une restriction alimentaire allant de l’élimination plus ou moins qualitative de certains aliments au refus quasi-total de s’alimenter. Les repas deviennent l’occasion de conflits et de tensions. La personne anorexique est décrite comme tyrannique, imposant ses volontés et elle décrit son entourage comme ne la laissant pas tranquille, l'épiant et ne pensant qu'à la faire manger.

 

 

Un amaigrissement sans raisons médicales connues, insidieux au début qui se révèle brutalement quand l’anorexie mentale proprement dite s’installe. Cet amaigrissement peut atteindre 20 % à 30 % et, dans les cas extrêmes, jusqu’à 50 % du poids souhaitable

 

 

Chez les femmes, une aménorrhée, c'est-à-dire l’absence d'au moins trois cycles menstruels consécutifs

 

 

Origine de l'anorexie 

 

L'anorexie traduit une souffrance psychologique qui peut résulter d’un manque de confiance en soi et d’autonomie. Lorsque l’on ressent une carence affective, l’anorexie permet de se faire remarquer.

 

On distingue :

 

L'anorexie profonde qui est la résultante d'un dysfonctionnement familial et/ou personnel ancien.

 

L'anorexie réactionnelle qui apparaît liée à un événement traumatique relativement ponctuel : échec scolaire, divorce des parents, décès, viol...

 

Cette différenciation à partir du vécu psychologique de la personne semble également pouvoir être un indice de pronostic favorable dans le cas de l'anorexie réactionnelle ou plus incertain dans le cas de l'anorexie profonde, indépendamment du degré de gravité physique du trouble.

 

L'intervention thérapeutique se révèle plus ou moins importante en fonction du type d'anorexie.

 

Tout commence habituellement par un désir de suivre un régime quelquefois apparemment justifié du fait d’un léger surpoids, mais les futures personnes anorexiques ne s'arrêtent pas au bout de quelques semaines lorsqu’elles ont perdu les kilos superflus.

 

L’anorexie, par sa nature autodestructrice, permettrait à la personne de prouver le contrôle qu’elle a de son corps. Cette pathologie peut, de plus, masquer un manque de confiance en soi ou une tendance à la dévalorisation. Les pressions culturelles et sociales sont aussi souvent montrées du doigt, et notamment les magazines féminins qui imposent la minceur comme un idéal de beauté.

 

Article écrit par le Dr Gilles DEMARQUE

2005


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