ASPARTAM
1- Historique
1965 Découverte de l'Aspartame par un chimiste de la société SEARLE
1974 Première Autorisation de Mise sur le Marché USA , (AMM) délivrée par La Food and Drug Administration (FDA) soit après 9 ans des études expérimentales et clinique prouvant son innocuité pour l'homme
1974 Suspension quelques mois plus tard, motivée par des études cliniques privées réalisées par le concurrent direct : La Société qui commercialisait la saccharine, évoquant des effets toxiques et cancérigènes.
1981 Nouvelle AMM , après de nouvelles études gouvernementales, mettant en évidence la mauvaise foi et le caractère commerciale des pro-saccharine.
Cette AMM était accordée pour les produits solides uniquement.
1983 AMM a été étendue pour les aliments liquides gazeux.
1988 En Europe, de nombreuses études scientifiques dont celle du CNRS et celle du comité scientifique de l'alimentation humaine reconnaisse son innocuité et la France autorise sa commercialisation.
1994 L'Europe reconnait l'Aspartame comme un 'aliment' à par entière sinon utile mais au moins inoffensif pour notre santé en autorisant son utilisation pour toutes les denrées alimentaires
1996 . Édulcorant général pour tous les aliments dans plus de 90 pays.
L'Aspartame, qu'est ce que c'est ?
Sous l'appellation E 951 se cache deux acides aminés reliés par un groupement méthyl.
L'acide aspartique est l'un des 20 acides aminés constituant les protéines.
à l'état libre, il agit comme neurotransmetteur excitateur.( ce sur quoi se sont reposés les opposants à l'aspartam, l'accusant de tous les maux)
Même à dose extrême de 14g , soit l'équivalent de plus de la moitié d'un pot de Canderel de 75g par jour, il reste inoffensif (Pr John Fernstrom de l'université de Pittsburg). D'autant que les édulcorants ne sont pas la principale source alimentaire d'acide aspartique.
La phénylalanine est un acide aminé essentiel, qui doit être apporté dans l'alimentation, car nous ne pouvons pas le synthétiser.
Elle se transforme sous l'effet d'une enzyme (la phénylalanine hydroxylase), en un autre acide aminé : la tyrosine.
Un déficit génétique en cette enzyme est responsable d'une accumulation de phénylalanine qui est responsable de la maladie phénylcétonurique.
Dans ces cas extrêmement rares, tous les produits contenant de la phénylalanine sont interdits y compris l'aspartame.
Le groupement méthyl (CH3) qui est utilisé dans de nombreuses réactions biochimiques essentielles, en particulier dans la synthèse protéique.
Les produits de dégradation de l'aspartame sont :
Le méthanol (d'où quelques ballonnements et gaz après absorption de trop d'aspartam)
Et le dicétopipérazine par cyclisation des deux acides aminés, l'aspartame perdant alors son pouvoir sucrant, cette molécule ayant une activité biologique antifongique, antibactérienne et antitumorale.
Les doses maximales d'Aspartame par jour
Elles sont fixées par le comité scientifique de l'alimentation à 40mg/kg et par jour soit environ 2 g et demi par jour pour une personne de 70 kg.(une pastille d'aspartame pèse entre 0.O5 ET 0.08 gr, il faudrait donc prendre plus de quarante pastilles d'aspartam ou boire plus de dix litres de coca light par jour pour atteindre les doses maximales recommandées qui sont de plus largement au dessous des doses neurotoxiques.
Les fondements des rumeurs sur l'Aspartame
Tout d'abord, il faut avoir à l'esprit qu'il s'agit d'une guerre purement commerciale entre les différentes sociétés d'édulcorants.
Ensuite, toute les études " antiaspartame " se fondent sur des doses très largement supérieures à celle que nous serions capables d'ingurgiter dans une journée.
Comme pour tout aliment, il existe des doses toxiques.
On finit fatalement par trouver ces fameux effets source des rumeurs.
Enfin, les média s'en sont mêlés, surtout après un article en 1996 de Olney dont les allégations et interprétations journalistiques de données médicales ont jeté le trouble sur la consommation d'un produit certainement moins nocif que le sucre.
Etude sur la Toxicité de l'aspartame.
Aspartame et cancers du cerveau
Depuis 1973 toutes les études et surtout les plus fiables menées par la FDA ont établi que l'Aspartame est dépourvu d'activité cancérigène
En France, les données épidémiologiques des registres des cancers montrent que depuis la commercialisation de cet additif alimentaire, il n'y a pas eu d'augmentation de la fréquence des tumeurs cérébrales dans la population générale.
L'aspartame a été aussi accusé de favoriser le déclenchement de crises d'épilepsie chez des sujets sensibles.
Là encore, les études sérieuses de l'Epilepsy Institute aux USA ont conclu à l'absence de relation entre aspartame et épilepsie
Au USA où les plaintes des consommateurs sont aussi nombreuses que farfelues, on a attribué à l'aspartame des maux multiples et variés allant de simples céphalées à des douleurs abdominales en passant par toutes sortes de trouble de l'humeur, sans fondement réel mais alimentant la rumeur.
La seule contrindication à l'aspartame est bien la phénylcétonurie qui contrindique tous les aliments contenant de la phénylalanine tels les fromages à pâte pressée cuites comme le gruyère, le poulet rôti, le thon, les haricots beurre et bien d'autres aliments bien plus riche en phénylalanine que le coca light par exemple.
En effet, la phénylalanine a chez ces patients, heureusement de plus en plus rares, un effet tératogène, tant sur le plan neurologique que cardiaque.
Le test de Guthrie, effectué à la naissance, mis au point par les suisses dans les années 65 a permis de dépister les porteurs de cette maladie qui, s'ils peuvent vivre au prix d'un régime contraignant (et il est plus facile d'éliminer un aliment contenant de l'aspartame dont l'indication est porté sur l'étiquette que de savoir qu'il ne faut pas manger de morue ou d'amandes ), doivent être convaincus de ne pas faire d'enfant.
En conclusion
L'Aspartame, qui flatte notre sens le plus vital : le goût ; le plus naturel: le rejet de l'amertume, permet d'atténuer l'effet désastreux d'une consommation de sucre trop importante et trop répétée.
Et finalement il est d'une aide précieuse dans tout régime visant à réduire les risques de d'obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires.
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