Le comportement d'une personne souffrant de boulimie


 

Le comportement d'une personne souffrant de boulimie 
La crise de boulimie est souvent précédée par une période de fébrilité et se déroule dans une sorte d'état second. Il s'agit d'un moment de vraie perte de contrôle, qui échappe totalement à la volonté de la personne.
En perdant le contrôle de son alimentation, la personne boulimique a aussi l'impression de perdre le contrôle de sa propre vie. Après chaque crise, revient la conscience d'avoir à nouveau cédé. La boulimie se vit donc dans l'angoisse, la culpabilité, la honte et le dégoût de soi.
Les aliments choisis sont assez stéréotypés : aliments très caloriques, volontiers sucrés (gâteaux, crèmes, glaces,...) parfois salés (charcuterie, fromages,...). Le déroulement de la crise est marqué par un début brutal, avec sensation de malaise, de vide, de grande anxiété, que le boulimique ressent comme particulièrement pénible, et que l'ingestion massive et brutale de nourriture pourra calmer. Il n'est pas rare d'entendre des personnes raconter que n'importe quel aliment, apprécié ou pas, cuit ou cru, est ingéré au moment de la crise de boulimie avec voracité, parfois jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien dans le frigo ou dans les armoires.
Les boulimiques fonctionnent souvent dans le système du tout ou rien : une fois la crise commencée, il ne sera plus question de la contenir et la personne se laisse alors aller à manger sans plus aucune retenue. La valeur calorique de la prise alimentaire pendant une crise avoisine en général les 3.500 calories et peut aller jusqu'à 10.000 !
La crise de boulimie peut durer jusqu'à ce que la personne ressente de violentes douleurs abdominales, signe que l'estomac est rempli, et signant souvent la fin de la crise.
Les manifestations de la maladie sont particulières chez chaque personne concernée. On observe toutefois un certain nombre de comportements qui reviennent fréquemment chez les personnes souffrant de boulimie.
 
En voici quelques exemples :
Obsession
La nourriture envahit toutes les pensées : la planification des crises, comment les dissimuler à l’entourage, comment éliminer tout ce qui a été absorbé… La seule chose qui importe à une personne souffrant de boulimie est de se retrouver seule lors de la crise. Pour cela, il lui arrive de supprimer ses rendez-vous ou d’organiser son emploi du temps en conséquence.
Contrôle
La personne qui souffre de boulimie fait tout pour cacher son état et sa maladie. En public, elle donne la plupart du temps l’image d’une personne sans problèmes. Elle met beaucoup d’énergie à maintenir cette image parfaite.
Repas
Manger en public est pénible pour la personne qui souffre de boulimie. Elle évitera donc un maximum ces situations (sorties au restaurant, fêtes, réunions de famille, …). Si elle se trouve en compagnie, elle mangera en général peu. Pendant ou après le repas, il peut arriver qu’elle disparaisse régulièrement aux toilettes et ses absences durent un bon moment.
Image de Soi
Honteuse de son comportement qu’elle garde secret, la personne boulimique a une piètre image d’elle-même. Les crises ne font que renforcer le dégoût de soi, l’entraînant dans une spirale infernale autodestructrice. Elle manque fortement de confiance en elle. Les personnes boulimiques tombent souvent dans un cercle vicieux et un état dépressif plus ou moins grave, desquels elles arrivent difficilement à sortir. La boulimie devient, pour beaucoup de personnes qui en souffrent, la réponse privilégiée à tous les maux de l'existence.
Régimes
La crainte de grossir est une obsession chez le boulimique. La personne n’est jamais satisfaite de son poids, qui est généralement normal, et met une grande énergie à essayer d’éliminer par toutes sortes de moyens ce qu’elle a absorbé durant la crise. Elle saute souvent des repas et finalement, tenaillée par la faim, elle finit par craquer et ingurgite de grandes quantités d’aliments.
Comportement social chaotique
La personne boulimique a de la peine à respecter ses rendez-vous, à tenir parole et à gérer son argent. Les dépenses occasionnées pour la nourriture peuvent entraîner de sérieux problèmes financiers, pouvant parfois mener au vol à l’étalage. Toute l’énergie passe dans la préoccupation pour la nourriture, l’entraînant peu à peu à abandonner ses loisirs, à perdre de vue ses amis et à s’isoler.
 


La crise de boulimie est souvent précédée par une période de fébrilité et se déroule dans une sorte d'état second. Il s'agit d'un moment de vraie perte de contrôle, qui échappe totalement à la volonté de la personne.

En perdant le contrôle de son alimentation, la personne boulimique a aussi l'impression de perdre le contrôle de sa propre vie. Après chaque crise, revient la conscience d'avoir à nouveau cédé. La boulimie se vit donc dans l'angoisse, la culpabilité, la honte et le dégoût de soi.

 

Les aliments choisis sont assez stéréotypés : aliments très caloriques, volontiers sucrés (gâteaux, crèmes, glaces,...) parfois salés (charcuterie, fromages,...). Le déroulement de la crise est marqué par un début brutal, avec sensation de malaise, de vide, de grande anxiété, que le boulimique ressent comme particulièrement pénible, et que l'ingestion massive et brutale de nourriture pourra calmer. Il n'est pas rare d'entendre des personnes raconter que n'importe quel aliment, apprécié ou pas, cuit ou cru, est ingéré au moment de la crise de boulimie avec voracité, parfois jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien dans le frigo ou dans les armoires.

 

Les boulimiques fonctionnent souvent dans le système du tout ou rien : une fois la crise commencée, il ne sera plus question de la contenir et la personne se laisse alors aller à manger sans plus aucune retenue. La valeur calorique de la prise alimentaire pendant une crise avoisine en général les 3.500 calories et peut aller jusqu'à 10.000 !

 

La crise de boulimie peut durer jusqu'à ce que la personne ressente de violentes douleurs abdominales, signe que l'estomac est rempli, et signant souvent la fin de la crise.

 

Les manifestations de la maladie sont particulières chez chaque personne concernée. On observe toutefois un certain nombre de comportements qui reviennent fréquemment chez les personnes souffrant de boulimie.

 

En voici quelques exemples :

 

 

  • Obsession

 

La nourriture envahit toutes les pensées : la planification des crises, comment les dissimuler à l’entourage, comment éliminer tout ce qui a été absorbé… La seule chose qui importe à une personne souffrant de boulimie est de se retrouver seule lors de la crise. Pour cela, il lui arrive de supprimer ses rendez-vous ou d’organiser son emploi du temps en conséquence.

 

 

  • Contrôle 

 

La personne qui souffre de boulimie fait tout pour cacher son état et sa maladie. En public, elle donne la plupart du temps l’image d’une personne sans problèmes. Elle met beaucoup d’énergie à maintenir cette image parfaite.

 

 

  • Repas 

 


Manger en public est pénible pour la personne qui souffre de boulimie. Elle évitera donc un maximum ces situations (sorties au restaurant, fêtes, réunions de famille, …). Si elle se trouve en compagnie, elle mangera en général peu. Pendant ou après le repas, il peut arriver qu’elle disparaisse régulièrement aux toilettes et ses absences durent un bon moment.

 

 

  • Image de Soi

 

Honteuse de son comportement qu’elle garde secret, la personne boulimique a une piètre image d’elle-même. Les crises ne font que renforcer le dégoût de soi, l’entraînant dans une spirale infernale autodestructrice. Elle manque fortement de confiance en elle. Les personnes boulimiques tombent souvent dans un cercle vicieux et un état dépressif plus ou moins grave, desquels elles arrivent difficilement à sortir. La boulimie devient, pour beaucoup de personnes qui en souffrent, la réponse privilégiée à tous les maux de l'existence.

 

 

  • Régimes 

 

La crainte de grossir est une obsession chez le boulimique. La personne n’est jamais satisfaite de son poids, qui est généralement normal, et met une grande énergie à essayer d’éliminer par toutes sortes de moyens ce qu’elle a absorbé durant la crise. Elle saute souvent des repas et finalement, tenaillée par la faim, elle finit par craquer et ingurgite de grandes quantités d’aliments.

 

 

  • Comportement social chaotique 

 

La personne boulimique a de la peine à respecter ses rendez-vous, à tenir parole et à gérer son argent. Les dépenses occasionnées pour la nourriture peuvent entraîner de sérieux problèmes financiers, pouvant parfois mener au vol à l’étalage. Toute l’énergie passe dans la préoccupation pour la nourriture, l’entraînant peu à peu à abandonner ses loisirs, à perdre de vue ses amis et à s’isoler.

 

Article écrit par le Dr Gilles DEMARQUE

2005


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