L’excès alimentaire


 


 

Excès alimentaire ou alimentation excessive.

 

L’épidémie de surpoids (IMC compris entre 25kg/m² et 30kg/m²) et d’obésité (IMC supérieur à 30kg/m²) touche près d’une personne sur deux dans le monde, et environ 14% de la population mondiale souffre de malnutrition.

Finalement, seuls 36% des êtres humains sont dans un équilibre pondéral !

 

La progression de la pandémie (épidémie à l’échelle mondiale) est exponentielle, c'est-à-dire que chaque année le pourcentage de personnes passant dans le surpoids et l'obésité est plus important que celui de l’année précédente.

 

  • Cela veut il dire que l’homme a une alimentation de plus en plus excessive ?
  • Existe-il une inégalité génétique vis-à-vis des aliments ?
  • Est-ce que ces 36% seront touchés un jour ou l’autre par une prise de poids ?

La réponse à ces trois questions est oui à cout terme, cela tient dans le décalage  entre la diversité, la qualité des aliments mis sur le marché aujourd’hui  et un atavisme socioculturel du mode alimentaire individuel.

 

Certains sont plus sensibles et grossissent plus tôt, plus rapidement que d’autres, mais finalement si nous ne luttons pas contre cette hérédité sociale,  le monde entier évoluera vers l’obésité jusqu’à ce que les ressources naturelles ne suffisent plus à nourrir tous  les habitants de la planète.

 

Alimentation équilibrée et excès alimentaire

Seule une alimentation raisonnable, équilibrée, en adéquation avec les besoins physiologiques de l’espèce, dans laquelle l’excès retrouve toute la valeur de plaisir qu’il procure par sa distinction,  permettra de résoudre sur le plan individuel et économique le paradoxe sanitaire des quarante prochaines années.

 

J’ai décrit ma méthode, dans différents articles :

  • le régime plaisir tranquille,
  • la stratégie de l’équilibre pondéral,
  • le petit déjeuner : idées reçues,
  • le dîner, repas bilan,
  • le déjeuner : repère nutritionnel fixe.

Il s’agit d’un cadre cohérent, peu contraignant dans lequel un plaisir raisonnable est viable, basé sur une logique de rythme et de structure alimentaire, faisant appel à trois notions fondamentales: Anticipations, automatismes et alternances.

L’excès alimentaire.

 

Une définition qui peut s’appliquer à l’excès alimentaire est celle d’être un repas qui dépasse la mesure ordinaire.

 

Dans un temps aussi court que celui d’un repas, même si celui-ci dure 6 heures, et en dehors de maladie particulière le seul aliment dont l’absorption massive pourrait être fatale est  l’alcool.

Donc un repas excessif, s’il est raisonnable dans sa périodicité, peut déclencher au pire un dysfonctionnement de tel ou tel organe, le foie est le plus souvent, avec tous les désagréments que cela peut provoquer de type maux de tête, nausées, vomissements, diarrhée, troubles des fonctions cérébrales et de la conscience.

Mais heureusement, dans la plupart des cas,  la raison arrête l’excès avant que n’apparaisse l’un de ces troubles.

Il faudrait vraiment un repas pantagruélique pour que l’organisme souffre de la sorte.

Toutefois dans le cadre d’un excès classique de type gastronomique ou ‘bonne bouffe entre amis’ l’élimination du surplus alimentaire :  graisses, alcool, sucres, sel,  protéines, demandera du temps.

  • Il est donc logique de ne pas cumuler les excès et de faire suivre chaque excès d’une alimentation pauvre en alcool, en graisses et en sel.
  • Il est donc logique de boire de l’eau plus que d’ordinaire après un excès pour aider à éliminer les résidus d’un tel repas.

Maladies et excès.

 

Les personnes ayant un foie fragile, (hépatite ou grippe, intoxication alimentaire récente…) feront naturellement plus attention à l’alcool et aux graisses.

Les diabétiques limiteront l’alcool et les sucreries, ils seront plus attentifs au contrôle de leur glycémie.

Les personnes qui ont trop d’acide urique dans le sang (hyper-uricèmie, ...parfois déjà traitée) feront attention à ne pas cumuler les protéines au cours du repas.

Les personnes prenant un traitement particulier  (par exemple anticoagulant) ou ayant une maladie particulière (par exemple maladie cœliaque), connaissent leurs limites au cours de l’excès.

 

En conclusion

 

Un excès alimentaire, défini comme étant un repas hors norme, est nécessaire dans le cadre d’une alimentation équilibré. C’est la définition même du plaisir épicurien qui n’existe que par sa rareté.

La fréquence de l’excès  peut être responsable de nombreuses maladies et bien sûr d’une prise poids.

Il et nécessaire de faire suivre l’excès, parfois une courte période d’excès (weekend) par une alimentation dite d’épuration, de régénération, durant laquelle l’apport en eau sera plus important, durant laquelle on éliminera l’alcool les graisses et le sel jusqu’à un état de 'bien être ressenti'.

Acquérir l’automatisme de faire autant de jours de récupération que de jours d’excès  fait partie des règles que je préconise, y compris lors de régime alimentaire pour perdre du poids.

 Article écrit par le Dr Gilles Demarque

 

 

 

 

 

 

 

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