Le goût


 

 

 

À l’origine ; La nature nous a dotés de cinq sens pour nous protéger et pour survivre dans un environnement qui, à l'origine,  nous était hostile. 

 

De cette dualité qui a toujours existé, accepter ce qui nous est utile et rejeter ce qui nous est nuisible,  est née l’ère de la Raison et  la recherche du bonheur.

Le philosophe a établi un mode de vie pour vaincre les peines morales qui encombrent notre esprit.

 

  • Telle l’envie qui est une douleur ressentie du spectacle du bien d’autrui;
  • L’angoisse, si présente, qui est la crainte d’une chose inconnue
  • Ou bien encore la colère qui est le désir de punir celui qui a commis une injustice;
  • Dans cette compréhension,  le plaisir peut parfois être considéré comme une peine morale par la recherche déraisonnable de quelque chose qui se présente comme étant souhaitable, telle la volupté qui est une impulsion vers un relâchement, un abandon  du contrôle de notre esprit. L’utilisation de la  drogue et un penchant pour toute autre  addiction en sont un bon exemple.  

 

Bien d’autres douleurs, craintes, désirs et plaisirs peuvent nous habiter:

Souvent, de l’envie nait la jalousie, de l’angoisse nait la peur ; de l'emportement , la colère;

et l’évolution rapide des nouvelles technologies d’information et de communication favorisent ce processus.

 

Le  21ème siècle est le siècle de la crainte : chômage, insécurité, pollution  et bien sûr maladie.

 

Tout à fait naturellement,  par compensation, nos  sens se tournent vers la recherche du plaisir.

 

Nous retrouvons l’éternel débat : est ce que le plaisir fait le bonheur ?

 

Si certains ne nos sens ne nous  seront jamais  préjudiciables, bien au contraire, comme la vue qui nous donne accès au BEAU ou l’ouïe qui élève nos sentiments par le plaisir de  la musique que l’on écoute ;

qu’en est- il du goût! que nous utilisons souvent à la recherche d’un plaisir qui n’existe que le temps de sa sollicitation.

En d’autres termes : le plaisir éphémère qu’il nous  procure... enlèvera t il les craintes qui nous habitent?

 

Ce qui est sûr, c’est que si nous le sollicitons trop souvent, de manière déraisonnable, il nous conduira tout droit vers l’obésité et les malheurs qui l’accompagnent. 

 

 

Article écrit par le Docteur Gilles DEMARQUE

02mai 2010


Partager cette page