Le PNNS 2 est mort, vive le PNNS 3


 

 

 

Lors d’une conférence de presse en date du  6 mai 2010, Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN  a dressé le bilan du PNNS 2 et a lancé le PNNS 3 (Programme National Nutrition Santé).

 

Historique

 

Le premier Programme Nutritionnel Santé a vu le jour le 13 décembre 2000 lors de la clôture des états généraux de l’alimentation.

Dans son  long discours, le premier ministre de l’époque, Monsieur Lionel Jospin avait demandé à Monsieur Dominique GILLOT de lancer le premier Programme National Nutrition Santé.

Ce discours a été fort intéressant à plusieurs titres et je relèverai quelques belles citations éclairantes de Monsieur Jospin.

 

1 - « Bien manger est un plaisir : plaisir des sens, plaisir de la convivialité d’un repas partagé avec des proches. Facette importante de notre culture, l’alimentation est riche des spécialités, des appellations d’origine, des traditions de chaque terroir, qui font que la France, à travers le monde, est reconnue comme le symbole de la gastronomie. Ainsi, l’alimentation est une part de l’identité française. »

 

2 - « Pour bien manger, il faut être informé »

 

3 - « De la fourche à la fourchette » traduisant l’aspiration des français à mieux participer aux réflexions sur l’évolution de l’agroalimentaire. 

 

4 - « Les Français exigent une alimentation sûre….l’évaluation des risques doit être menée par des scientifiques indépendants, c’est pourquoi le gouvernement a crée l’AFSSA en 1997, dont l’expertise est sollicitée préalablement aux décisions »

 

5 - « Les Français veulent une alimentation saine et de qualité pour tous. »

 

6 - « L’alimentation est notre première médecine » a enseigné HIPPOCRATE ; Les états généraux ont souligné que nos concitoyens étaient de plus en plus attentifs à l’équilibre nutritionnel de leur alimentation et à ses effets sur la santé, notamment chez les enfants. »

 

7 - Anthelme BRILLAT-SAVARIN estimait que ‘la destinée des Nations dépend de la façon dont elles se nourrissent ‘ ……Répondre à l’interrogation’ que voulons nous manger ?’, c’est en partie dessiner la société dans laquelle nous voulons vivre……..Une société où l’alimentation n’est pas un marché formaté par une logique industrielle, mais un plaisir essentiel à l’identité de chacun »

 

 

Le deuxième Programme National Nutrition Santé. Le gouvernement  change, mais il suit les grandes lignes du premier PNNS, en étant plus ambitieux et plus exigeant vis-à-vis des partenaires de l’agroalimentaire.

 

Le 06 septembre 2006, Monsieur Xavier Bertrand, alors ministre de la santé et des Solidarités, « met les points sur les i » !!

 

Je le cite :

 

1 - La nutrition s’impose dès lors comme un enjeu majeur de santé publique : Nous devons avoir une véritable politique nutritionnelle, avec de nouvelles ambitions en matière de prévention et d’éducation à la santé. Le deuxième Programme National Santé comportera ainsi de nouveaux axes comme la prise en charge de l’obésité, un ciblage spécifique des populations défavorisées, ainsi que la mobilisation de tous les acteurs, professionnels de santé bien sûr, mais aussi acteurs économiques de l’agroalimentaire, acteurs associatifs et collectivités locales. »

 

2 -  « L’obésité aujourd’hui n’est plus seulement une question de santé, mais un véritable enjeu de société, souvent facteur d’exclusion et de discrimination »

  

 

Le troisième Programme National Nutrition Santé

 

Le 06 mai 2010, lors de la remise du rapport du PNNS2 , Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, lors d'une conférence de presse,   dresse le bilan des cinq années écoulées ;

Comme on s’y attendait les bons résultats concernent essentiellement :

 

1 - la régression de l’obésité chez l’enfant.

 

2 - Une bonne connaissance des repères nutritionnels.

 

3 - Une mobilisation générale de tous les acteurs impliqués dans la nutrition et particulièrement un gros effort fait par l’agroalimentaire

 

 

Puis Mme le ministre s’engage à renforcer l’action entreprise

 

Je cite Mme Bachelot : « Une politique de santé ne saurait être efficace que si elle est intersectorielle ; le PNNS en est la parfaite illustration »  

 

Face à une situation préoccupante qui peut couter à chaque pays européen près de 10% de son PIB, il est du devoir collectif de chacun de participer à ce que cette épidémie d'obésité soit stoppée.

 

Article écrit par le Dr Gilles DEMARQUE

le 08 mai 2010

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