Les lipides


 

 

 

Les premiers résultats de l'étude Inca 2 (2006-2007) montrent que l'apport calorique total des français demeure stable dans la population adulte . 2474 Kcal/j chez les hommes et 1923 Kcal/j chez les femmes.

 

Ils sont proches des apports nutritionnels recommandés. Rapportés à l'apport calorique sans alcool, les contributions des trois macronutriments restent globalement stables et similaires à celles observées dans l'étude Inca 1 en 1998-1999.
Les lipides représentent en moyenne 38.5% de l'apport énergétique des hommes et 39.6% de celui des femmes. Ils restent donc supérieurs aux recommandations et objectifs du PNNS2 visant à réduire la moyenne des apports lipidiques totaux à moins de 35% des Apports Energétiques Totaux Quotidien (AETQ)

 

Les lipides, quelles incidences sur la santé ?



Dans le domaine cardiovasculaire


Les études épidémiologiques mettant en évidence l'effet délétère de certains lipides et surtout des acides gras saturés sont nombreuses. Tous les résultats montrent de façon concordante une relation entre la qualité des acides gras saturés et le risque cardiovasculaire. Selon l'OMS, la consommation excessive d'acides gras saturés et d'acides gras trans apparait comme facteur de risques accrus de niveau convaincant.
Par ailleurs, diverses études épidémiologiques d'observation ont montré une corrélation inverse entre consommation d'acides gras monoinsaturés (en % de la ration) et mortalité cardiovasculaire. Lorsque l'apport en acides gras polyinsaturés est bas, elles mettent en évidence un accroissement du risque de mortalité coronarienne.

 

 

Dans le domaine de l'obésité


Une consommation excessive de graisses peut favoriser le déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques ; 1g de lipides fournissant 9Kcal, ils constituent une source énergétique importante. Un excès de lipides peut donc augmenter le risque d'obésité.
Dans le domaine des cancers
Les données épidémiologiques concernant les relations entre consommation élevée de graisses totales et risque de cancers sont moins évidentes que celles démontrant leur implication dans le risque cardiovasculaire.
L'excès d'apport lipidique pourrait augmenter le risque de cancers par le biais de l'obésité qu'elle favorise, l'obésité constituant elle-même un facteur de risque pour de nombreux cancers.

 

Les recommandations



Pour les trois pathologies que sont l'obésité, les maladies cardiovasculaires et le cancer, les rapports de l'OMS et du WCRF ont établi que pour au moins l'une des pathologies, les acides gras saturés et les acides gras trans sont considérés comme facteurs de risques. L'acide alpha linolénique (acide gras polyinsaturé de la famille des oméga 3)» est quant à lui un facteur de protection.
Les experts de l'OMS recommandent donc un apport limité en graisses (25 à 35% de l'énergie totale) notamment en acides gras saturés (1 0% de l'énergie totale) et en acides gras trans (2%).

 

 

Les lipides, une grande famille



Qu'est-ce que c'est ?


Avec 9 Kcal/g, les lipides sont les macronutriments les plus énergétiques. Ils sont indispensables pour nos activités quotidiennes (activité musculaire, régulation de la température corporelle) et lorsque l'on en consomme plus que nécessaire, ils sont mis en réserve, stockés dans les cellules graisseuses.
Les lipides proviennent de deux origines différentes animale (graisses des animaux, beurre, crème fraîche...) ou végétale (huile d'olive, de colza, de palme... les margarines).
Ce sont des substances insolubles dans l'eau et solubles dans les solvants organiques.

 

 

Quelle est leur structure ?

 

La structure de base des matières grasses sont les acides gras qui se présentent sous des formes différentes saturées, mono insaturées et polyinsaturées.

La différence se fait au niveau des liaisons entre les atomes de carbone qui constituent les acides gras.
Si une liaison simple unit l'un à l'autre chacun des atomes de carbone de la chaîne, on dit que l'acide gras est saturé. S'il existe au moins une double liaison entre les deux atomes de carbone on dit que l'acide gras est insaturé :

 

  • Mono insaturé (une seule double liaison)
  • Polyinsaturé (plusieurs doubles liaisons).

 

 

A quoi servent-ils ?

 


Les acides gras sont sources d'énergie mais ils servent aussi au transport des vitamines solubles dans les graisses (vitamines A, D, E, K).
Certains acides gras sont essentiels, car ils ne peuvent être apportés que par l'alimentation.
Ils participent à la structure des membranes des cellules (cellules nerveuses...) et à l'édification tissulaire (cerveau... ).

 

 

Les recommandations nutritionnelles en France

 

Dans le cadre d'une alimentation équilibrée, l'apport lipidique de la journée devrait être réparti de la façon suivante :60% d'acides gras mono insaturés

  • 18% de polyinsaturés
  • 22% d'acides gras saturés

 


Les lipides ne devraient pas dépasser 35% de l'Apport Energétique Total soit, pour un adulte, une consommation de 80g de lipides par jour.
Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) chez l'adulte en acides gras saturés sont en moyenne de 20g par jour et ceux en acides gras mono insaturés sont de 50g environ par jour.
Les besoins en polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 sont de 12g/jour avec un rapport oméga 6 sur oméga 3 de 5. Actuellement dans les pays occidentaux, ce rapport est de 10. L'augmentation de ce rapport outre son influence sur le développement de l'obésité, pèse sur le risque cardiovasculaire.
L'apport journalier recommandé est de 2g d'oméga 3 et 1Og d'oméga 6 par jour.

 

Comment ces recommandations peuvent-elles être atteintes quotidiennement ?

 

Tout simplement en consommant des poissons gras au moins deux fois par semaine mais aussi en alternant l'huile de colza et l'huile d'olive lors de la préparation des repas.


Source : Comité Français d'Éducation pour la Santé

 


Pour vous aider

 


Source : " L'hygyène alimentaire". B. Bullier

 

 

Les avantages santé des acides gras essentiels Oméga 3

 

Les acides gras oméga 3 appartiennent à la famille des acides gras polyinsaturés. Certains sont dits «essentiels» car ils ne peuvent être synthétisés par l'organisme et doivent être apportés par l'alimentation.
Le précurseur de cette famille, l'acide alpha-linolénique (ALA) est un acide gras essentiel. C'est à partir de lui que l'organisme synthétise, d'autres acides gras oméga 3, notamment les acides gras polyinsaturés à longue chaîne dont l'acide docosahexaénoique (DHA).

 

 

Où les trouve-t-on ?

 

Les aliments les plus riches en oméga 3 proviennent des végétaux (les noix, le colza) ) et les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau....

 

 

Quels sont leurs effets sur la santé ?

 

Les études que L’AFSSA a menées démontrent que la consommation d'acides gras oméga 3 peut conduire à :
Une diminution de la pression artérielle chez les personnes présentant une hypertension artérielle.

  • Une diminution de la quantité de lipides circulant dans le sang, les triglycérides, qui favorisent en cas d'excès les maladies du cœur et de vaisseaux.
  • Chez les personnes présentant au préalable des pathologies cardiovasculaires, une réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires.

Pour les nourrissons et enfants jusqu'à 12 ans, ils participent à la croissance et la régénération des tissus. Ils jouent également un rôle important dans l'échange cellulaire du système nerveux.

 


Les recommandations de L’AFSSA


Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) en acides gras oméga 3 sont définis, à l'heure actuelle, pour l'ALA et le DHA pour différents groupes de population.
Par exemple, l'Apport Nutritionnel Conseillé de l'ALA est de 2g/jour pour l'homme adulte et 1,6g/j pour la femme adulte, l'apport nutritionnel conseillé du DHA est de 120mg/jour pour l'homme adulte et l 00mg/j pour la femme adulte.

 

Les acides gras trans, pourquoi les réduire ?

 

Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.).
Ils peuvent également se former au cours de la transformation des huiles végétales par des procédés industriels.
Utilisés dans l'industrie agro-alimentaire comme stabilisateur et comme conservateur, les acides gras trans rendent les aliments plus fermes et plus stables donc moins propices au rancissement.
Dans son rapport de 2005, l'AFSSA a réalisé une analyse très complète des données scientifiques expérimentales et épidémiologiques des effets biologiques des Acides Gras Trans (AGT).
Elle confirme, comme l'a fait également l'EFSA (Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire) le taux de 2 % de l'apport énergétique total d'acides gras trans comme le seuil à partir duquel on observe une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.
Depuis de nouvelles études sont disponibles. Ces travaux confirment que les AGT consommés en quantité excessive constituent un facteur de risque cardiovasculaire. Cependant la distinction entre source animale ou technologique de ces AGT n'est pas souvent possible. Lorsque c'est possible, aucune association n'est mise en évidence entre la consommation dans des quantités alimentaires, d'AGT issus des ruminants et le risque cardiovasculaire. Ces données ont été confirmées par une récente étude épidémiologique danoise menée auprès de 3600 personnes pendant 18 ans ainsi que par deux études expérimentales publiées en 2007. Elles confirment aussi les recommandations de l'AFSSA de limiter la consommation d'origine technologique.
Sur les 600 produits du commerce évalués par l'IFN, la quantité de Crans s'avère négligeable dans 96 % de ces produits (inférieure à 1g/100g de produit, comme le recommande l'AFSSA)   (Source : IFN -mise au point sur les acides gras " 10 juin 2008)

 


 

 


Partager cette page