La médecine intégrale anti-âge : la revitalisation et l’esthétique de demain


 

 

 

 

Dès la fin de mes études de médecine, au début des années 80, je me passionnais pour les médecines qu’on appelait alors « douces» ou « parallèles ». J’ai vite été emporté par le flot de l’esthétique médicale généré par les besoins d’une société de l’image.

Il y a plus de 20 ans, les premières seringues de collagène arrivaient des USA et allaient être le symbole de la médecine esthétique dans laquelle je me suis investi à 200% jusqu’à aujourd’hui encore. Pendant que la demande croissante et les fabricants nous poussaient à devenir de véritables techniciens de l’esthétique, je n’ai jamais cessé d’employer mes premières armes thérapeutiques (phytothérapie, homéopathie, médecines orientales, etc…).

Je fus conforté dans mes idées en voyant que le nouveau courant de « médecine intégrale » donnait une large part à la prévention mais surtout « intègre » à l’allopathie classique occidentale, des concepts thérapeutiques différents, pour traiter toutes sortes de pathologies. On ne parle alors plus de médecines « parallèles » mais de médecines « convergentes ». Cette médecine « intégrale » ou « intégrative » est déjà en large expansion aux USA et commence à se faire connaître en Europe. Elle est préconisée par nombre d’auteurs comme le Pr Luc Montagnié ou le Dr David Servan-Schreiber.

D’un autre côté, la médecine « anti-âge » moderne est aussi une médecine de prévention mais ciblée sur les troubles liés au vieillissement. Elle cherche à optimiser notre « Vitalité » et notre « Image corporelle ». En suivant son avancée, il m’est apparu évident que l’on y redécouvrait bon nombre de principes des « médecines convergentes ». En particulier, il y est question de retour à une vision plus globale de l’être humain, de l’importance de son alimentation, de l’indissociabilité du corps et de l’esprit, de l’utilisation de thérapies simples et souvent naturelles… Mais plus encore : dans ce domaine nouveau de l’« anti-aging », les études scientifiques nous révèlent aujourd’hui que de nombreux principes des médecines traditionnelles se vérifient.

La boucle est bouclée. La jeune médecine anti-âge moderne vient confirmer des notions qui faisaient sourire plus d’un confrère il y a seulement 20 ans.

Chaque médecine peut toutefois donner lieu à des excès ou dérapages. Chacune a aussi ses limites. Il faut essayer d’en retenir le plus efficace, reproductible et sûr. Ainsi, se définit une façon d’exercer la médecine anti-âge logique : la Médecine Intégrale Anti-âge (MIA). Aujourd’hui, je suis persuadé que l’avenir lui réserve une grande place.


« Quand la science confirme les traditions »


Inspirée de ces deux courants (intégral et anti-âge), cette approche spécifique se réfère aux médecines convergentes autant qu’aux avancées scientifiques récentes.
On s’aperçoit en particulier, en étudiant l’Ayurveda, que son savoir millénaire annonçait bon nombre de découvertes scientifiques d’aujourd’hui. Il apporte des connaissances et des techniques de soin complétant parfaitement notre savoir moderne en matière de cosmétique, de remise en forme et de médecine anti-âge. En Europe, la médecine ayurvédique doit être      « occidentalisée » : assimilable et applicable facilement par les occidentaux dans leur environnement. Certaines plantes indiennes sont par exemple remplacées par des plantes occidentales. Les règles d’hygiène de vie doivent être adaptées à notre société. Certains protocoles de soins ancestraux sont « réactualisés » grâce à l’évolution de la technologie moderne mais les principes d’origine restent les mêmes.

De nombreux parallèles peuvent être faits aujourd’hui entre principes des médecines traditionnelles et résultats d’études scientifiques récentes qui les confirment.

Par exemple :

Le Curcuma semblait posséder des propriétés anti- inflammatoires, aujourd’hui il est également reconnu comme un antioxydant majeur.

Le Magnolia était donné en Chine contre les troubles nerveux des sujets âgés. Il est classé aujourd’hui comme adaptogène, actif dans l’anxiété et la dépression…

Les fruits étaient utilisés pour améliorer l’état cutané bien avant que l’on connaisse les acides de fruits utilisés aujourd’hui dans les peelings.

Médecine du corps-esprit, la médecine ayurvédique connaissait depuis longtemps les résultats des dernières études sur la longévité où l’on a constaté que la gestion du stress et le rôle social étaient des facteurs importants de longue vie, tout comme l’exercice physique. Aujourd’hui les études sur les populations à espérance de vie élevée (comme celle d’Okinawa) le confirment et conduisent les gouvernements occidentaux à préconiser des règles d’hygiène
de vie qui s’y rapportent.


Répondre aux nouvelles attentes


Les attentes en matière d’antiaging ont aussi évolué vers cette prise en charge globale et personnalisée, vers des traitements plus naturels et plus sécurisants. 25 ans de pratique auprès de mes patients m’ont permis de constater qu’on peut y répondre par l’association utile de soins traditionnels et de médecines « convergentes » à cette médecine anti-âge naissante.


Une médecine globale


La forme et la beauté se traitent autant de l’intérieur que de l’extérieur, et en même temps...
Une médecine globale ne s’arrête pas à traiter un seul organe ou un seul tissu mais prend en compte l’organisme dans son ensemble et s’attache à conserver ou rétablir un équilibre dans son fonctionnement.
En pratique, un traitement esthétique local (injections ou laser par exemple) s’accompagne d’une cosmétique spécifique voire une complémentation alimentaire compensant les effets non désirés du premier.

Le bien-être physique et mental, une bonne alimentation, un bon système digestif et éliminatoire sont autant de facteurs de beauté du corps.

En faisant la synthèse des différentes médecines on s’aperçoit qu’un grand principe se dégage. Il consiste à agir dans un ordre logique : Nettoyage-détoxication, Apport de nutriments, Relance métabolique.

Détoxiquer : il s’agit d’éliminer en premier lieu les toxines : xénobio-tiques ou déchets métaboliques de l’organisme. Ceci peut se faire à tous les niveaux : général comme local (un organe, un tissu, etc…). Pour cela des techniques existent aussi, traditionnelles et maintenant devenues scientifiques.

Apporter les nutriments : c’est donner à l’organisme les éléments essentiels à son bon fonctionnement naturel. La voie générale est la micronutrition orthomoléculaire. La voie locale peut aussi être employée : topique, mésothérapique, injectable…

Relancer les fonctions métaboliques : c’est agir sur des organes ou des tissus cibles ou des groupes d’organes représentant une fonction particulière : fonction de réparation cutanée, immunitaire, hépatobiliaire, circulatoire, neurologique, etc…

Bien souvent les deux premiers points sont oubliés. Ce principe s’applique aussi bien à la remise en forme générale des sujets qu’au traitement d’un problème esthétique local cutané. Par exemple, avant de stimuler la peau afin d’obtenir une fabrication de collagène, il faut s’assurer que les éléments essentiels à sa fabrication (vitamines, minéraux, protéines…) sont bien présents et que le derme n’est pas encombré de toxines ou de polluants.

 

Des soins plus sécurisants, le naturel d’abord


« Primum non nocere », le premier principe d’Hippocrate, est aussi celui de la MIA. Là où l’on traite des sujets sans pathologie marquée, il est logique d’éliminer autant que possible les techniques qui pourraient avoir des effets préjudiciables sur la santé. Aussi, les méthodes retenues en MIA sont sans toxicité et s’avèrent sans risque chez un sujet standard.

Par exemple :

  • les techniques d’implants de comblement emploient uniquement des produits naturellement présents dans le corps
  • humainen équilibrage du terrain hormonal on essaie d’employer les plantes à effet hormone-like ou l’organothérapie avant les hormones de synthèse.


La cosmétique ayurvédique va encore plus loin dans le naturel puisque, selon le principe que la peau va absorber une bonne partie des produits qu’on lui applique, elle préconise de n’employer sur la peau que des substances que l’on pourrait absorber par voir orale.

 

Une médecine de « terrains »


Il faut adapter les soins à chaque cas personnel (« le terrain est tout »). La notion de terrain est une réalité médicale évidente et pourtant trop souvent ignorée. Les échecs rencontrés et les différentes sensibilités aux techniques d’anti-âge, régimes, nutrithérapies, etc… peuvent s’expliquer par les différents terrains rencontrés chez les sujets. Ils sont classés en «diathèses» en homéopathie ou oligothérapie, « doshas » en médecine ayurvédique, typologies en médecine énergétique... L’étude synthétique de ces différentes médecines nous montre comment on retrouve 3 grands types constitutionnels constants.

La constitution de chaque individu fait varier l’expression des troubles présentés, plus ou moins marqués. Les capacités d’élimination des toxines, de réaction aux soins, et de réadaptation varient aussi. On sait aujourd’hui par exemple que les types d’enzymes ou encore les capacités immunitaires ne sont pas fixés et varient d’un individu à l’autre.

Dans notre exercice quotidien, ceci nous permet :

  • de préconiser une nutrition personnalisée selon le terrain
  • de prescrire une cosmétique adaptée
  • de choisir nos soins à visée esthétique qui seront plus efficaces
  • d’éviter des effets secondaires prévisibles, etc…




De nouveaux actes grâce aux différentes médecines

En retenant le meilleur de chaque médecine appliquée à la vitalité et à la beauté des patients on peut utiliser des actes nouveaux et adaptés, notamment en antiaging, pour une optimisation de l’image corporelle et de la forme des patients.


La médecine classique occidentale et l’anti-âge


Elle comporte deux volets :

 

L’optimisation de « la forme » (revitalisation) avec trois axes principaux :

  • La nutrithérapie : apports fondamentaux, élimination des toxines et polluants.
  • L’hormonologie.
  • La lutte contre le stress oxydatif

 

L’optimisation des formes (morpho-esthétique)


La médecine morpho-esthétique s’attache à améliorer la silhouette (cellulite, surpoids, musculature…) aussi bien que les tissus superficiels dans leur vieillissement (peau et vieillissement cutané, cheveux, ongles, vaisseaux superficiels…). Elle intervient par une série d’actes techniques s’adressant à chaque dégradation de l’apparence liée à l’âge.
Avantages : Elle s’appuie sur des études scientifiques reproductibles. Elle bénéficie des dernières avancées technologiques.
Limites et excès : Elle est segmentaire, morcelée, non personnalisée. Certaines techniques ou produits ont des effets secondaires parfois violents : hormones, implants injectables, etc…


Les différentes médecines convergentes

La phytothérapie :


La phytothérapie est tout indiquée dans la lutte anti-âge. C’est une médecine douce et «écologique». Médecine globale, elle agit à tous les niveaux utiles en anti-âge et en cosmétique. De plus, elle a toujours possédé ses remèdes spécifiques contre les effets du vieillissement. Elle retrouve depuis quelques années un regain d’intérêt. La mise en évidence d’effets secondaires des remèdes chimiques, des maladies iatrogènes, de la pollution et le mouvement pour la protection de notre environnement n’y sont certainement pas étrangers.
Son efficacité est confirmée aujourd’hui par de nombreuses études scientifiques.


La Médecine Ayurvédique :
médecine traditionnelle anti-âge par excellence :

Incluant la longévité et la beauté dans la notion de Santé, elle correspond parfaitement à une médecine anti-âge globale. L’Ayurveda : la science de longue vie est reconnue aujourd’hui par l’OMS. Il serait le plus ancien système de santé du monde (5000 ans). C’est vraisemblablement la « mère » de toutes les médecines, chinoise, tibétaine, occidentale, énergétiques, phytothérapie, allopathie, chirurgie…. Dans l’optique d’une approche intégrale en médecine anti-âge, il est donc logique de se référer souvent à ses principes. De plus, elle répond parfaitement aux attentes actuelles :

  • utilisation de produits naturels
  • retour aux sources
  • approche globale et personnalisée
  • place importante du mental, de l’hygiène de vie et de l’écologie, etc...


Les médecines énergétiques : elles suscitent un intérêt croissant. Elles donnent leurs explications là où la médecine « matérialiste » bute. De nombreux auteurs y voient l’avenir de la médecine du « corps-esprit » indissociable. La médecine anti-âge s’ouvre justement à ce concept en étudiant les effets d’un bon mental et de l’activité physique sur la longévité.

Certaines sont employées depuis longtemps, par exemple : l’acupuncture pour les traits du visage, l’organothérapie pour le traitement du terrain hormonal…

Les plus « classiques », reconnues et utilisées sont :

  • homéopathie et les biothérapies diluées et dynamisées (organothérapie, gemmothérapie…)
  • acupuncture et réflexothérapies
  • encore la médecine ayurvédique avec ses massages énergétiques et le yoga, etc…

 


Limites et excès


Ces médecines différentes sont nombreuses et il est parfois difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Le dérapage de médecins-gourous est possible. Certaines écoles excluent toute autre possibilité thérapeutique et manquent d’ouverture. Elles deviennent parfois plus sectaires que les plus durs des allopathes.

 

Le champ d’action de la MIA


Les soins de la forme et de la vitalité

  • Le bilan de MIA clinique et biologique
  • Diététique et nutrithérapie
  • Détoxication : contre pollution et métabolites toxiques
  • Antioxydation, antiglycation : la lutte contre le vieillissement des tissus
  • Absorption-élimination et écosystème intestinal
  • Terrain hormonal : phyto-hormonothérapie et organothérapie. La phytothérapie non-iatrogène et la stimulation hormonale par organothérapie, sans effets secondaires, sont utilisées en première intention.
  • Gestion du stress
  • Activité physique
  • Hygiène de vie


Les soins de l’image corporelle

La cosmétique intégrale

Les actes « intégraux » en morphoesthétique. Un acte esthétique en médecine intégrale doit correspondre à plusieurs critères :

  • non dangereux, non toxique
  • biocompatible : respecte l’équilibre des tissus
  • ne laisse pas de corps étranger susceptible de déclencher une réaction de rejet ultérieure
  • s’adapte à chaque individu selon son terrain : si l’on veut respecter l’équilibre de la peau, et donc avoir des effets plus durables et sans danger. Il faut choisir les méthodes en fonction du terrain du patient. Il faut compenser les effets sur le « terrain individuel » par une cosmétique ou une nutrithérapie adaptée et associée aux soins.

 

Les actes morpho-esthétiques pour le visage

Les soins morpho-esthétiques du corps

Silhouette, nutrition et activité physique

Ainsi appliquées, les techniques à visée esthétique donnent des résultats bien supérieurs, moins d’effets secondaires et les patients traités ressentent un mieux être général.

Au quotidien la MIA utilise le meilleur des médecines. En répondant aux attentes actuelles du grand public, elle permet donc de satisfaire de nouveaux patients et de leur proposer de
nouveaux actes anti-âge dans un suivi régulier.



Article écrit par le Dr Jean-Luc Morel,

Président de l' AFME aa


Pour en savoir plus
www.antiageintegral.com

 

 

Partager cette page