Pourquoi grossissons-nous ?
Nous utilisons trois énergies

L’oxygène : vitale
La Nature a fait que respirer est un automatisme, car nous mourrions très
rapidement si on oubliait le mouvement d’inspiration/expiration .
L’eau : indispensable
Nous mourrons plus rapidement de soif que de faim, donc l’organisme est très réactif , il peut adapter son fonctionnement pendant environ deux à trois jours selon les conditions, avant de cesser de fonctionner.
Cette régulation a pour objet d éviter des variations de pressions à l’intérieur du corps entre chaque réhydratation.
Elle est donc essentiellement soumise à un processus hormonal circadien.( circa= environ ; dies= jour).
Le sucre* : le carburant
Nous pouvons vivre 40 jours sans manger et sans mourir,
On a même vu des cas , lors de tremblements de terre par exemple ou des personnes ont tenus 42 jours sans nourriture.
(*éventuellement suppléé par les Acides Gras)
Nous sommes sujets de notre environnement
Cela demande une régulation plus sophistiquée à la fois hormonale et une adaptation génétique qui se modifie en permanence, selon le temps et selon l’énergie disponible.
Le repère temporel
Il est déterminé par notre horloge biologique, dont l’élément principal est une sécrétion d’Insuline à midi, heure solaire, la deuxième hormone qui participe à la régulation de notre horloge biologique est la Mélatonine que nous sécrétons lors de notre sommeil profond.
L'existence d’une horloge biologique explique en partie, les nombreuses prises de poids lors de voyages avec décalage horaire.
Le repère énergétique
c’est le sucre circulant : la glycémie (sugar blood level en anglais) qui permet à la machine d’adapter ses dépenses et ses réserves en fonction des apports au cours de chaque journée.
Si vous faites trop d’hypoglycémies , le taux de sucre circulant sera souvent en dessous de la norme (qui est autour de 1gr/litre), cela signifie que la machine manque de carburant, elle peut alors utiliser , dans certains cas, une énergie de substitution, les acides gras circulants. Éxcepté le cerveau qui ne peut utiliser que le sucre comme énergie, ce qui est logique , car c’est lui qui, reconnaissant très finement la situation de danger, va déclencher les mécanismes d’adaptation :
Diminution des dépenses et augmentation des possibilités de stockage .Il va donc
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sécréter des molécules qui vont suppléer le manque d'énergie: le cortisol et l'adrénaline, l'organisme est dopé... en surrégime, mais le cortisol favorise la multiplication des cellules graisseuses et prépare le terrain pour stocker davantage de graisses lors de la prochaine prise alimentaire;
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entrainer des modifications génétiques afin de favoriser la transformation de tous les aliments ingérés sous forme de graisses;
Si cette situation se répète, jour après jour, le principe de l’adaptation va jouer et ces modifications vont se fixer par le biais de la mémoire génétique, c’est la base de l’évolution Darwinienne des espèces.
Au final, si l’organisme se trouve trop souvent, ou trop longtemps en situation d’hypoglycémie, dans un environnement où la nourriture est abondante, il grossira.
C’est la cause principale de l’évolution de l’espèce humaine vers l’obésité
On ne peut pas parler des conséquences des hypoglycémies trop fréquentes sans parler des conséquences de la situation opposée :.
Vous faites trop d’hyperglycémies, en apportant trop d’énergie par des prises alimentaires trop fréquentes, trop importantes, en premier lieu vous utiliserez cette énergie préférentiellement à l’énergie de réserve que sont les graisses, ces dernières sédimenteront ; et de plus, vous en stockerez jusqu’à ce que le taux de sucre circulant revienne à la normale.
C’est la cause la plus évidente, celle que tout le monde connait, de la prise de poids.
Mais cela entraine d’autres conséquences tout aussi délétères pour la machine , un retour de la glycémie à la normale fait intervenir une hormone: l’Insuline, et une fabrication trop fréquente de cette hormone va aboutir à ce que celle-ci au fil du temps perde sa perfection et donc perde de son efficacité : le taux de sucre circulant aura du mal à revenir à la normale, il restera trop élevé : le diabète se sera installé.
Article écrit par le Dr Gilles DEMARQUE
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